J’ai écrit cette nouvelle pour un concours dont elle n’a finalement pas atteint les phases finales. Qu’à cela ne tienne !

C’est la première fois que je vais jusqu’au bout de l’écriture d’une nouvelle (la dernière fois que j’ai voulu en écrire une, ça a donné Terre d’un jour) et je n’avais pas envie qu’elle reste au fond de mon tiroir numérique étiqueté « Mes bouquins/Nouvelles ». Elle est probablement imparfaite mais je l’aime beaucoup. Je vous raconterai peut-être prochainement pourquoi !

élément décoratif vague

–  Il est toujours là.
– Qui ça ?
– Ben, tu sais… Le Bruit…
C’est par ces mots que Suzanne, 85 ans, m’accueille à mon retour de vacances (après m’avoir préalablement et joyeusement souhaité une bonne année).
Petit retour en arrière…

La résidence des Pivoines. Un bâtiment de neuf étages dans un quartier pas très bien réputé d’une charmante ville de taille moyenne. Un grand parking à son pied, indispensable pour garer les dizaines de voitures des centaines de logements des immeubles voisins. Le long du parking, la route, et, depuis tout récemment, la ligne de tramway. Avec les mamies, nous avons d’ailleurs suivi avec attention les différentes étapes des travaux jusqu’à la mise en service. Lorsque les toutes premières rames sont passées au pied de l’immeuble, je crois bien que l’ensemble des locataires de la résidence étaient à leurs fenêtres pour commenter le spectacle. Pour l’occasion, la poste avait même sorti un timbre à l’effigie du tram ! Je le sais car Suzanne, qui collectionne les timbres, en avait acheté un et s’était arrangée pour le faire cacheter précisément ce jour de l’inauguration.
De l’autre côté de l’immeuble, de la verdure d’abord. C’est un petit parc avec un jardin d’enfants, très vivant en journée. Au second plan, des barres d’immeubles et une tour. Et puis, encore plus loin, une colline boisée derrière laquelle le soleil se cache aussi longtemps que possible avant de se lever le matin. Je le sais car mes fenêtres donnent de ce côté et je dors sans fermer les volets, justement pour profiter de ce moment.

Pour entrer aux Pivoines, on passe une première double-porte automatique, puis un large sas dans lequel une brouette en bois remplie de terre accueille des fleurs qui changent au gré des saisons mais qui sont toujours belles. Quelqu’un ici aime s’en occuper. Puis on franchit une seconde double-porte automatique et s’ouvre alors un grand hall avec un comptoir derrière lequel un agent d’accueil vous sourit jusqu’à 18h, avant de céder la place à l’agent de nuit. Celui-ci ne restera pas derrière le comptoir mais apparaitra toujours en cas de besoin. Ce hall, c’est un peu l’Île-de-France du réseau ferroviaire : tout part de là (ou tout y arrive, ou a minima, tout y passe). Depuis ce point d’entrée, on peut rejoindre, au choix, le bureau de la directrice (récemment repeint en rouge, couleur bien connue pour apaiser les tensions), un grand salon avec une baie vitrée et de larges fauteuils (souvent occupés aux heures auxquelles je passe), la salle de restauration, le couloir qui mène à l’infirmerie (avec sa triple rangée totalisant 81 boîtes aux lettres), l’accès à la grande cuisine, les deux ascenseurs et enfin, la cage d’escaliers. Ces escaliers, je les utilise quasi-exclusivement dans le sens de la descente, parce que j’habite au huitième des neuf étages que compte le bâtiment.
A chacun de ces étages, parfois décorés, parfois pas, neuf logements, avec une petite spécificité dans la répartition… Jusqu’au sixième étage résident des personnes âgées, encore autonomes et indépendantes, qui ne souhaitaient plus rester seules chez elles. Aux septième, huitième et neuvième étages, les appartements sont destinés à des étudiants ou jeunes travailleurs (on comprendra, grâce à la fin du paragraphe précédent, que je me situe dans cette deuxième catégorie, « les jeunes »).
Les Pivoines, c’est une « résidence intergénérationnelle ». Dans ce hall-nœud-ferroviaire se croisent des nonagénaires qui prennent leur temps, s’arrêtent, discutent, observent le monde sans pour autant être happées par son rythme, et des jeunes qui viennent de trouver leur tout premier logement, qui foncent, qui filent, n’ayant parfois le temps que d’un « bonjour » lancé à la volée.
Vraiment curieuse, cette atmosphère qui habite les Pivoines. A la fois ralentie, apaisée, et dynamique, mouvementée. Selon les heures, selon les jours, selon les gens qui se croisent.
Et donc, ce jour-là, c’est Suzanne que je croise à mon retour de vacances.

–  Il est toujours là.
– Qui ça ?
– Ben, tu sais… Le Bruit…

En effet, depuis quelques temps, nous avons « un bruit ».

L’année dernière, déjà, d’étranges petits coups retentissaient quasiment tous les soirs vers 20h30 et/ou 22h. Le rythme était plutôt rapide, et cela ne durait jamais très longtemps. « Quelqu’un qui fait de la sculpture » ou « quelqu’un qui plante une punaise avec un petit marteau », selon les descriptions. Plus étrange encore, toute la colonne 8 était victime de ce « bruit ». C’est lors d’une discussion réunissant les mamies des appartements 38, 48, 68, ma voisine du 98 et moi-même résidant au 88 que nous nous en étions rendu compte.
Nous étions tout un petit groupe, des jeunes et des moins jeunes, en train de travailler sur les décorations du repas d’automne. La table était couverte de pommes de pin dorées, et la pièce pleine de leur odeur boisée mêlée à celle de la peinture. Je ne sais plus comment nous en étions venues à évoquer ce « bruit », mais le résultat en avait été une suite d’exclamations : « Moi aussi je l’entends ! – Ah bon ?! – Moi aussi ! – Et moi aussi ! – Il faudrait demander à tous ceux qui habitent dans les appartements qui finissent en 8 ! ».
Nous l’avions fait et nos soupçons avaient été confirmés : le « bruit » était audible par toutes les résidentes de « la colonne 8 » mais pas des autres. Le mystère avait alimenté nos bavardages pendant quelques temps. Pendant que les feuilles d’automne séchées et les cailloux désormais argentés commençaient à tracer les chemins des tables du repas de fête, les descriptions et hypothèses se multipliaient.
Puis les coups avaient finalement cessé du jour au lendemain. Nous n’avons jamais su de quoi il s’agissait.
Mais ce qui nous arrive à présent est différent.

Tout a commencé quelques semaines avant les vacances de Noël. A nouveau quelque chose qui tapait, mais plus lentement, aussi bien en soirée qu’au milieu de la nuit.

Avec Anaïs (de l’appartement 98) et d’autres jeunes de la résidence, nous étions réunis chez Suzanne (du 68). Bien que ça n’ait aucune importance, je suis sûre que c’était un lundi en début de soirée, car c’est le jour où nous nous retrouvons pour l’apéro-tricot. Suzanne nous accueille dans l’espace restreint de son 30 m2 habité des quelques meubles massifs qu’elle a pu amener de son ancienne maison et des nombreuses photos de ses sept enfants, de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Et juste au-dessus du lit qu’elle ne peut dissimuler à la vue dans cette pièce unique, un portrait de Pierre, son défunt mari. Je ne sais pas si cela est voulu, mais ainsi il prend place en face d’elle lorsqu’elle s’assoit au bout de la table. C’est un studio gonflé de souvenirs sans pour autant vivre dans le passé. Ce passé, Suzanne le chérit tendrement, mais cela ne l’empêche pas d’apprécier pleinement le présent. Attentionnée, patiente, sans un mot méchant sur ses voisines médisantes, mais aussi pleine de curiosité et d’espièglerie, elle adore jouer. Aux cartes, au loto, aux machines à sous du casino, à la Nintendo DS. Et elle aime transmettre, comme ces lundis soir à l’apéro-tricot. Elle nous montre de nouveaux points, rattrape les mailles qui s’enfuient et nous encourage. Nous, nous essayons de tricoter autour d’un verre et de petits gâteaux.
Suzanne tenait donc ses aiguilles dans une main et un mini bretzel dans l’autre lorsqu’elle nous avait informés :
– Y’a un bruit qui m’a réveillée à 5h du matin.
Inutile d’en dire plus : Anaïs, qui avait déjà lâché son tricot pour se concentrer uniquement sur l’apéro, s’était exclamée :
– Ah, tu l’entends aussi ?!
– Toi aussi ? s’était rassurée Suzanne. J’ai cru que j’étais folle !
Dans la panique, j’avais perdu le compte de mes mailles et étais en train de faire un trou dans ma future écharpe ! Mais cela n’avait plus d’importance :
– Mais moi aussi ! Ça fait comment ce que vous avez entendu ? On est d’accord que ce n’est pas le même truc qu’avant hein ?
 – Si ça se trouve, ça recommence, toute la colonne 8 ! avait renchéri Anaïs. Il faudrait demander à Paulette et à Mme C. !
– Je crois que je l’ai entendu, votre bruit.
Anaïs, Suzanne et moi avions été coupées net dans notre élan. D’un même mouvement, nos regards avaient convergé vers Claire, ma voisine du 87.
– Toi aussi ? avait fini par souffler Suzanne une fois la surprise passée.
– Ben, je saurais pas dire ce que c’est, mais vers 5h j’ai entendu un truc. Mais c’était vraiment pas fort.
– Ah si, moi je l’entendais très bien, l’avait contredite Anaïs.
Suzanne et moi avions confirmé.
Le reste de la soirée avait été consacré à essayer de définir le « bruit » et son étendu. La révélation de Claire nous avait fait un choc. Non seulement le « bruit » était différent, mais cette fois d’autres colonnes étaient en mesure de l’entendre…
Les autres jeunes, ne se sentant guère concernés par la discussion, avait fini par regagner leurs appartements. Leur manque d’enthousiasme nous avait un peu déçues, mais il avait au moins le mérite de nous donner des indices cruciaux : le « bruit » n’allait pas jusque dans les colonnes 3 et 5. Peut-être qu’en discutant avec d’autres voisins et voisines, nous parviendrions à établir un périmètre…

Le soir-même, je m’étais installée dans mon lit près de la fenêtre pour bouquiner. La belle écriture que Jean-Luc Seigle déploie dans « En vieillissant les hommes pleurent » me faisait oublier le « tac tac tac » pas tout à fait régulier, plutôt sec mais parfois légèrement traînant, qui avait occupé notre discussion de l’apéro-tricot. Ceci mis à part, la résidence semblait calme. Pas de mouvement dans le couloir, pas de bruit particulier à l’extérieur. Quand soudain, un énorme « CLANG » avait fait exploser cet instant de tranquillité ! Mon cœur avait raté un battement, mes yeux s’étaient braqués sur le radiateur, à l’autre bout du petit studio. Encore plus que la tranquillité, j’avais l’impression que c’était lui qui avait failli exploser ! Livre en main, œil méfiant, oreille tendue, je me remettais à peine de l’instant de surprise qu’un vrombissement s’était brusquement fait entendre ! J’avais à nouveau sursauté avant de réaliser que ce n’était que mon portable qui vibrait, tout à fait normalement. C’était un message d’Anaïs : « C’était chez toi ?! Tout va bien ?! » ; « A part la crise cardiaque, ça va ! Et toi ?! » ; « J’étais en train de m’endormir, ça m’a fait peur ! C’était quoi ? » ; « Aucune idée, à part que ça venait du radiateur ».
Nous avions attendu quelques minutes, chacune dans notre lit, avec la même anxiété. Le « tac tac tac » se poursuivait. Le radiateur se taisait.
« Ça n’a pas l’air de recommencer… », m’avait écrit Anaïs.
« T’imagines si ça le fait au milieu de la nuit ?! »
« Laisse tomber la frayeur ! Bonne nuit quand même ! »
« Bonne nuit à toi aussi ! ».

Les jours suivants avaient été consacrés à une enquête en bonne et due forme. Chacune avait fait marcher ses relations et mobilisé ses contacts. Suzanne avait interrogé les résidentes âgées et moi quelques autres jeunes. Anaïs en avait même glissé un mot à l’agent d’accueil et aux agents de nuit, au cas où ils auraient entendu parler de quelque chose.

En fin de semaine, nous avions réuni le conseil de guerre : Suzanne et Anaïs étaient là, bien sûr. Claire représentait la colonne 7. Paulette (du 38) et Mme C. (du 48), déjà victimes du « premier bruit », s’étaient jointes à nous.
Nous avions établi notre QG dans la salle d’activités. Dorénavant, ce serait là que nous mettrions en commun nos informations.
Dans cette pièce attenante à la salle de restauration peuvent se réunir environ quinze personnes autour d’une large table (en réalité, plusieurs tables collées, mais le résultat est le même). Elle dispose d’un micro-ondes, de plaques électriques, d’un évier, d’un frigo, de placards avec un peu de vaisselle, ce qui nous permet d’y faire des repas en « petit comité ». Dans le bas des placards, les fournitures pour l’atelier déco attendent leur heure (17h30, le jeudi). Ici, nous ne dérangerions personne. Il était 20h, les animations de la journée étaient terminées.
Nous avions légèrement poussé les tables pour avoir la place de former un petit cercle avec nos 5 chaises et le fauteuil de Mme C, un peu comme un mini groupe de parole. C’est aussi dans cette configuration que nous réalisons l’atelier lecture, avec peu de personnes, suffisamment proches les unes des autres pour que toutes puissent bien entendre sans que j’aie à pousser sur ma voix. La lumière de la pièce est trop crue et les bruits du couloirs trop proches pour une ambiance intimiste. Pourtant, cela ne nous dérange pas. Ni moi qui lis, ni les dames qui écoutent. Certaines d’entre elles ne peuvent plus déchiffrer les caractères imprimés, d’autres n’ont jamais eu l’habitude de la lecture mais aiment les histoires. Pendant que mes yeux suivent les lignes, se risquant parfois subrepticement sur leurs visages, les leurs me fixent, parfois s’égarent ou se ferment. Ce n’est pas de l’ennui, ce sont les mots qui les emmènent un peu plus loin que la salle d’activités de la résidence des Pivoines. Parfois dans des souvenirs, souvent dans des réflexions qui seront partagées à la fin du chapitre. Les paupières closes permettent de mieux entendre et de mieux voir. A la fin de l’heure, ma voix fatigue. Elle n’a pas été entraînée à s’exprimer si longtemps, si passionnément. Elle donne tout ce qu’elle peut pour que les dames apprécient pleinement le récit. Ce livre en cours de lecture, c’est moi qui l’ai choisi. Parce que je l’aime beaucoup, j’ai envie que les mamies l’aiment aussi. C’est toujours un petit bonheur de voir les yeux se rouvrir et les esprits revenir dans l’ici et maintenant, puis d’entendre ces autres voix prendre naturellement la suite de la mienne. Elles hésitent, à peine, parce qu’elles craignent de se couper la parole en la prenant trop vite. Mme C. lève même le doigt pour la demander.

Mais ce soir-là, les choses étaient différentes ! Le mystère à résoudre était plus fort que les bonnes manières ancrées depuis une huitaine de décennies.
– Alors ? avait attaqué Anaïs.
J’avais récapitulé :
– La colonne 8 est encore la première touchée, mais cette fois, certaines personnes des colonnes 7 et 9 entendent aussi les coups.
– Mais c’est plus faible, avait confirmé Claire.
– Et ils disent quoi, Bilel et Lydie ? avait demandé Suzanne.
Bilel et Lydie, ce sont les agents de nuits. Anaïs les connait et s’était chargée de les interroger :
– Ils ne disent rien de plus que ce qu’on sait déjà. Il y a des dames qui sont venues se plaindre d’un bruit, dans les appartements des colonnes 7, 8 et 9. Mais ils ne savent pas ce que c’est.
– On croirait quelqu’un avec une jambe de bois qui se déplace avec difficulté, avait tenté de décrire Paulette.
Paulette a 2 ans de moins que Suzanne, cependant son corps semble plus âgé. Elle plisse constamment les yeux et avance un peu la tête à cause de sa mauvaise vue. Mais est-ce uniquement parce que ses sens la trahissent que tous ses gestes sont lents et mesurés, ou y a-t-il autre chose ? Une fragilité cachée, plus profonde, qui appellerait à une prudence constante ? Si tel est le cas, Paulette la masque derrière un caractère bien trempé. Voilà quelqu’un qui apprécie la compagnie, mais pas qu’on lui cherche des noises. Nous ça va, elle nous aime bien.
A cet instant, nous avions senti qu’elle voulait aller plus loin mais que les mots lui manquaient. Ce n’était pas une question de mémoire : Paulette a une mémoire tout à fait acceptable. C’était simplement qu’il était difficile à qualifier, ce bruit.
– La Chantal, au 18, elle l’entend aussi, avait indiqué Suzanne pour ne pas laisser sa voisine dans l’embarras. Elle croit que ça vient de la Raymonde, qui est juste au-dessus.
Mme C. avait haussé les épaules et levé les yeux au ciel, désapprobatrice :
– Mais non, on ne l’entendrait pas dans les autres colonnes.
Mme C. se déplace en fauteuil roulant, ses jambes la lâchent doucement. Quand je suis arrivée dans la résidence, il y a 2 ans, elle utilisait un déambulateur. Mais désormais sa « charrette », comme elle l’appelait, ne suffit plus. Ses cheveux courts sont aussi blancs que ceux de Paulette et Suzanne sont teintés de châtain. Derrière ses lunettes, son regard bleu est vif, à l’image de son esprit. L’importance qu’elle accorde à la grammaire et l’orthographe m’a longtemps laissé croire qu’elle avait été institutrice. Elle aime que les choses soient correctes, précises. Contrairement aux deux autres, elle ne cherche pas la compagnie à tout prix. Elle préfère rester seule plutôt que supporter les commérages qu’elle a en horreur. Pour cette raison, je crois que certaines dames la considèrent comme hautaine. C’est pourtant, au contraire, quelqu’un d’extrêmement modeste. Elle n’a jamais un mot plus haut que l’autre, peut-être parce qu’elle pèse chacun d’entre eux. Sauf à certains moments, comme ce soir-là, quand quelqu’un disait ce qu’elle estimait être une ânerie.
– C’est ce que j’ai dit, avait assuré Suzanne. « Si c’était la Raymonde, on ne l’entendrait que dans la colonne 8 ». Mais la Chantal n’a rien voulu entendre. Alors elle prend son balai et donne des coups dans le plafond pour dire à la Raymonde de faire moins de bruit.
– La première fois, je ne sais pas ce qu’elle a utilisé, mais c’est dans le radiateur qu’elle a tapé ! avait précisé Anaïs, légèrement agacée.
Mme C. avait de nouveau levé les yeux au ciel, Paulette avait tempéré :
– Moi aussi au départ j’ai cru que ça venait de juste au-dessus. Mais au-dessus de chez moi, c’est chez vous, Mme C. Et ce n’est pas vous.
– Bien sûr que non !
A l’issue de la réunion, nous étions parvenues à établir un périmètre géographique (colonne 8, puis 7 et 9) ainsi que des plages horaires. Malheureusement, nous n’avions toujours pas d’hypothèse précise.

Les jours étaient passés, le bruit était resté.
Rien de nouveau. J’étais partie en vacances.

élément décoratif vague

A la semaine prochaine pour la suite !

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